Vampire
Masculine
Taps 

Réincarnés,
Je vous observe.
Je vous vois marcher sans direction précise.
Vous traversez les dunes comme si vous alliez trouver par miracle un sens à votre existence.
Le désert a sa beauté, je ne le nie pas.
Il apprend la résistance.
Il apprend l’endurance.
Mais il use l’esprit.
L’errance prolongée finit par dissoudre l'âme.
Les jours se confondent. Les nuits se ressemblent.
Les querelles naissent plus vite que les alliances.
On croit gagner en liberté, on devient prisonnier de ses tourments.
Car sans structure, l’esprit s’effrite.
Terra n’a pas besoin de davantage d’âmes isolées. Elle a besoin de fondations.
Au sud-est du Grand Désert se trouve la Forêt.
Des ressources. Partout.
Là où le sol accepte la pierre et le bois, une cité va commencer à s’élever.
Alteria. C'est son nom. J'en ai dessiné les plans.
Elle ne promet ni gloire immédiate ni conquêtes inutiles.
Elle promet stabilité, organisation, croissance.
Un abri.
Un centre.
Une œuvre commune.
Vous pouvez continuer à marcher jusqu’à ce que le sable vous prenne votre clarté d’esprit.
Ou vous pouvez participer à quelque chose qui vous survivra.
Je n’impose rien. Je construis.
Rejoignez nous. Apportez vos compétences. Trouvez votre place.
Elevons nous ensemble.
Rejoignez les Ascendants.
Théobald
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Vampire
Masculine
Taps 


Le désert était silencieux cette nuit-là.
Autour du feu mourant, quelques silhouettes dormaient, épuisées par l’errance.
Depuis le Cataclysme Divin, les âmes des mortels renaissaient.
Mais survivre ne suffisait pas. Il fallait construire.
Théobald, lui, ne dormait pas.
Assis dans le sable froid, il traçait des lignes avec un simple bâton.
Des cercles. Des murs. Des routes.
Des plans que peu de monde arrivait à comprendre.
Pendant que les autres rêvaient de liberté dans les dunes, Théobald voyait déjà autre chose.
Une cité protégée par des murailles, des ressources qui s'entassaient, et un peuple qui prospérait.
Ce soir-là, dans le sable du désert, les premières lignes d’Altéria furent tracées.
Les autres ne voyaient que des marques éphémères promises au vent.
Lui voyait les fondations d’un avenir.


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