Nain
Homme
Taps
Vous trouvez un panneau en bois Yucca du désert sculpté à l'effigie d'un luth. Un parchemin y est cloué. En vous approchant vous remarquez que le manuscrit a été écrit avec une calligraphie aux motifs légers mais puissants. Comme si la main qui tenait la plume était aussi indomptable que sensible.
Vous le lisez :
đ¶ Manifeste de la Harde des Bardes
Ils frappent dans lâombre des bourgs.
Nous avançons en plein jour.
Ils murmurent leurs lois sanglantes sans mot férir.
Nous proclamons nos guerres avec une voix refusant de périr.
La Harde des Bardes nâest pas une troupe dâivrognes braillards â
quoique nous sachions lever la chope comme nul autre gaillard.
Nous sommes ceux qui refusent que Terra devienne un désert érigé sans culture,
une terre oĂč lâacier parle seul, oĂč les beaux mots meurent Ă©gorgĂ©s Ă la dure.
Nous écrivons.
Nous déclamons.
Nous chantons.
Nous buvons.
Et s'il le faut nous défendons.
Pour ceux qui voudraient fendre nos luths â nos savons dĂ©fendre nos luttes.
Car lâart nâest pas faiblesse,
Il est la flamme qui s'embrase sans cesse.
Ă ceux qui assassinent silencieux, sous couvert,
Nous opposons le courage du visage découvert.
La Harde est une meute d'artistes.
Une confrérie rarement triste.
Un ppacte tissé d'actes.
Nous dĂ©fendons les tavernes oĂč lâon joue encore avec son Ăąme.
Les places oĂč encore lâon dĂ©clame.
Les routes oĂč lâon rit encore en rang, malgrĂ© le sable et le sang.
Nous prenons des contrats.
Nous protégeons les convois.
Nous ripostons aux traĂźtres.
Aux fous du paraĂźtre.
Toujours avec panache,
Souvent un peu bravaches.
Si tu sais manier un mot aussi bien quâune lame,
si tu préfÚres la poésie aux poisons de l'ùme,
si ton cĆur bat plus fort au son du tambour des soudards plutĂŽt que dans lâombre dâun poignard :
Alors rejoins donc la Harde.
Darde vous promet une destinée gaillarde !
A 
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