Elfe
Homme
Taps 
Sous un soleil implacable et parmi les dunes infinies où le vent efface jusqu’aux souvenirs, Spectronom posa le pied sur le sable brûlant, prêt à lire dans le silence du désert les secrets qu’aucune carte n’osait révéler. Et face à l’immensité d’or mouvante, il se présenta au vent, son unique compagnon, laissant sa voix se mêler aux rafales comme pour graver son nom dans l’invisible.
On me nomme Spectronom.
Je ne suis pas l’ombre qui frappe
je suis celle qui observe, qui comprend, qui relie.
Je préfère écouter avant d’agir.
Je ne collectionne ni victoires ni cicatrices. Je collectionne les horizons.
Là où d’autres voient un territoire à prendre,
je vois une histoire à découvrir.
Là où certains dressent des murs,
je cherche les passages.
Je lis les cartes anciennes,
je déchiffre les constellations mouvantes,
Si je manie l’arc, c’est pour chasser la faim
jamais pour nourrir la guerre.
Si je porte une lame, c’est pour couper les liens qui entravent
non pour trancher des vies.
Je crois que le monde n’est pas un champ de bataille,
mais une énigme immense, offerte à ceux qui osent l’explorer avec respect.
Spectronom
Gardien des chemins silencieux.
Et si je marche à tes côtés,
ce sera pour découvrir ce qui se cache au-delà de la prochaine colline
non pour la conquérir, mais pour la comprendre.
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Elfe
Homme
Taps 
Le passage s'était ouvert presque sans prévenir. Un souffle d'air différent, plus dense, chargé d'humus et de résine. Puis les premières ombres portées par les feuillages, timides d'abord, avant que la forêt ne referme ses bras sur lui tout entier.
Spectronom s'immobilisa.
Après les dunes et leur silence de pierre, la forêt parlait. Elle parlait dans le craquement des branches, dans le murmure des feuilles, dans le souffle invisible qui courait entre les troncs. Un langage qu'il connaissait. Un langage dont il ne s'était même pas rendu compte qu'il lui manquait.
Il posa une main sur l'écorce du premier arbre venu, comme pour s'assurer que tout cela était réel.
Ce monde cache bien ses trésors.
Il laissa son regard se perdre entre les frondaisons, déjà en train de lire ce que la forêt avait à lui dire.
Elfe
Homme
Taps 
Spectronom s'arrêta devant le Dorérable et resta immobile un long moment. Il en fit le tour lentement, posant une main sur l'écorce, sentant la vie qui courait sous ses doigts.
Ce n'était pas un geste anodin pour un elfe. Prendre à la forêt demandait une forme de gratitude que beaucoup oubliaient trop vite.
Il sortit sa lame, non pour trancher des vies, mais pour ce que la forêt acceptait de donner.
Tu as poussé longtemps. Tu as donné de l'ombre, de l'air, un foyer à ceux qui vivent dans tes branches.
Il s'inclina légèrement avant de commencer.
Ce que je prends aujourd'hui servira à bâtir, pas à détruire. C'est tout ce que je peux t'offrir en retour.
Il travailla avec soin, sans gaspiller, sans prendre plus que nécessaire. Chaque coupe était précise, presque chirurgicale, celle de quelqu'un qui sait que la forêt n'appartient à personne.
Quand il eut terminé, il posa une main sur la souche encore fraîche.
Dors bien.
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