
Le désert se tait.
Là où jadis résonnaient les chants des clans, où s’élevaient les murailles, où couraient les caravanes, il ne reste que cendres et silences.
On dit qu’un dieu s’est éveillé, et que son souffle ardent a balayé les peuples.
On dit que les flammes ont consumé non seulement la chair des hommes, mais aussi la mémoire de leurs cités.
On dit que quatre-vingt-dix âmes sur cent sont tombées en poussière, et que les rares survivants portent sur leur peau les stigmates de cette brûlure éternelle.
Vingt années ont passé. Vingt années d’errance, de faim, de soif, de guerre pour une goutte d’eau, un abri, une poignée de blé.
Les clans glorieux ne sont plus que des souvenirs chuchotés au coin des feux mourants. Leurs noms, autrefois étendards, ne sont plus que des cendres balayées par le vent.
Pourtant… le désert n’est pas mort.
Des murmures courent parmi les survivants : les dieux, dans leur silence, auraient fait appel à de nouveaux champions. Des êtres porteurs de leur marque, venus pour rebâtir un monde consumé.
Nul ne sait encore ce que cela signifie.
Sont-ils des sauveurs ? Des juges ? Ou les instruments d’un nouvel incendie ?
Seule une chose est certaine :
Les sables brûlés de Terra s’apprêtent à connaître une nouvelle ère.
Préparez vos plumes, vos lames et vos prières… Car le désert vous attend.